Après la récente grève générale de trois jours qui a eu lieu en Belgique, une vague de grèves générales et de mobilisations dans le secteur public déferle cette semaine sur toute l'Europe, unissant les travailleurs.euses de l'Italie au Portugal en passant par la Suisse dans le cadre d'une Riposte des Services Publics croissante contre l'austérité, la militarisation et la mainmise autoritaire de l'État.
Des couloirs des hôpitaux aux bureaux des impôts en passant par les salles de classe, les travailleurs.euses des services publics, par l'intermédiaire des syndicats membres de l'ISP, le disent clairement : nous ne laisserons pas les milliardaires et les gouvernements d'extrême-droite démanteler les services qui garantissent la démocratie.
Italie - 12 décembre
La Confédération générale Italienne du Travail (CGIL), la plus importante organisation syndicale en Italie, a déclenché une grève générale en réponse à un budget qui alloue 23 milliards d'euros aux dépenses militaires, tandis que les services de santé, les salaires et les retraites sont sous-financés. La CGIL préconise la mise en place d'un impôt de solidarité à hauteur de 1% sur les revenus des 1% les plus aisé.e.s, afin de générer annuellement 26 milliards d'euros en faveur des services publics.
Portugal - 11 décembre
L'APIT, le Syndicat des Professionnel.le.s de l'Inspection Fiscale et Douanière, s'est joint à la grève générale appelée par la CGTP-IN et l'UGT pour s'opposer au «Pacote Laboral» (paquet de mesures sur le travail) du gouvernement, qui menace les droits des travailleurs.euses par de nouvelles restrictions sur les grèves et des modifications régressives des contrats de travail.
Suisse - 11 décembre
Le SSP a mené une grève d'une demi-journée à Genève, mobilisant plus de 1 400 travailleurs.euses des hôpitaux, des écoles et des services municipaux. Cette action proteste contre le gel de salaires pendant quatre ans et les mesures d'austérité qui font suite aux réductions d'impôts accordées aux entreprises et aux hauts revenus.
Source : PSI