Intersyndicale interprofessionnelle du 23 février : FO ne signe pas le projet de texte …

Comme vous le savez, la confédération a participé à la réunion des organisations syndicales pour «échanger sur l’analyse de la situation sociale, économique et politique et évaluer les champs d’éventuelles actions et initiatives communes».

Etaient présents : la CGT, la CFDT, l’UNSA, la CGC, Sud/Solidaires, la FSU, l’UNEF, l’UNL, la FIDL, la CFTC ayant décliné l’invitation. La confédération était représentée par Michelle BIAGGI et Frédéric SOUILLOT, secrétaires confédéraux.

Le premier tour de table a fait ressortir les différences et divergences fondamentales avec la CFDT, celle-ci étant pour un aménagement du projet de loi sur le travail et déclarant : «nous voulons continuer à donner un sens à la conduite des mutations à faire dans ce pays !». Après de longues discussions, le seul point commun qui a été trouvé est la demande de retrait de la barémisation des indemnités prud’homales, autant dire le plus petit dénominateur commun !

FORCE OUVRIERE s’est exprimée sur l’ensemble du projet de loi en faisant remarquer qu’il y avait beaucoup d’éléments destructeurs du Code du travail et des garanties collectives, que l’avenir et l’emploi des jeunes ne pouvaient être satisfaits, que le référendum d’entreprise et la modification profonde de la négociation collective allaient conduire à plus de fragilité pour le salarié devant l’employeur et qu’aucun des dispositifs proposés dans ce projet n’était de nature à relancer l’emploi et la croissance.

C’est un projet de loi qui fragilise les salariés et sécurise les employeurs. Avec les heures supplémentaires, le droit de négocier, la durée du travail, la médecine du travail, les licenciements, les pertes de droits d’apprentissage, le projet de loi constitue une attaque en règle.

Compte tenu de la teneur du texte débattu, loin des préoccupations des salariés et « dicté » sous la houlette de la CFDT, FORCE OUVRIERE a décidé de ne pas le signer. La fédération soutient pleinement cette prise de position.

Ne laissant à personne le droit de contester notre légitimité à représenter les salariés, Force Ouvrière participera aux deux réunions programmées le 3 mars : le matin pour analyser le projet de loi et l’après-midi pour ceux qui seront prêts à une mobilisation qui pourrait se tenir le 31 mars 2016.

Comme elle l’a toujours fait, FORCE OUVRIERE garde sa liberté de comportement et d’analyse : «ni chien de garde, ni animal d’accompagnement» comme l’indique le Bureau Confédéral. C’est notre conception de l’indépendance.

Alors que le projet de loi va être au Conseil des ministres le 9 mars et à l’Assemblée Nationale début avril, il est illusoire de croire qu’il pourra être réexaminé dans son ensemble. A moins qu’un deal soit déjà passé entre le gouvernement et un syndicat pour amender deux ou trois points et laisser passer le reste !

La Confédération nous informe qu’un document d’analyse nous parviendra prochainement ainsi qu’un tract.

Vous trouverez ci-joint l’édito de Jean-Claude MAILLY à paraître dans FO-Hebdo.

Le secrétariat fédéral

edito Jean-Claude MAILLY FO HEBDO 240216 pdf

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