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A nouveau la pression sur les budgets des hôpitaux ! « L’hôpital doit poursuivre sa modernisation et nous serons là pour l’y aider », déclarait le ministre de la santé lors de ses vœux à la presse et aux « forces vives ». Comment ne pas voir dans cette « poursuite de la modernisation » demandée, se profiler de nouvelles remises en cause du service public hospitalier toujours plus confronté aux difficultés budgétaires. A cet égard, la Fédération Hospitalière de France (FHF) ne vient-elle pas d’annoncer qu’il manquerait d’ores et déjà 800 millions d’euros dans les caisses des hôpitaux pour démarrer l’année 2006. Dans le même temps, le gouvernement s’apprête, pour la première fois, à réduire de 1% les tarifs des actes des hôpitaux et des cliniques qui sont facturés à la sécurité sociale, autorisant, dans les faits, les employeurs à équilibrer leur budget en jouant sur les dépenses de personnels. Cette baisse des tarifs s’inscrit dans la logique comptable de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) et du caractère limitatif de l’enveloppe fermée de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM). Ainsi, la réduction des dépenses publiques que le gouvernement veut imposer pour respecter le pacte de stabilité, vise directement l’ensemble des services publics et des systèmes de protection sociale et plus particulièrement l’hôpital. C’est dans ce sens que le rapport des deux Inspections générales sur la T2A, propose notamment, de saisir l’opportunité de la vague de départs à la retraite pour « redonner des marges de manœuvre dans la gestion du personnel », en clair, pour réduire les emplois hospitaliers. Il en est de même avec les dernières mesures, en matière de « maîtrise des dépenses hospitalières », prises tant par le gouvernement que par la CNAM, en particulier par la multiplication de contrats d’objectifs en tout genre, assortis de pénalités et de sanctions en cas de non respect. Ces contrats étant au cœur du nouveau dispositif d’organisation interne (nouvelle gouvernance) du plan Hôpital 2007. Face à cette situation, la Fédération FO des services publics et de santé, rappelle son opposition à ces contre-réforme qui conduisent à la réduction de l’offre de soins, à la privatisation de l’hôpital ainsi qu’à la remise en cause des garanties statutaires ou conventionnelles des personnels. FO rejette sans ambiguïté toutes mesures tendant à transformer les personnels hospitaliers en variable d’ajustement budgétaire et organisera les actions nécessaires pour s’opposer aux suppressions de postes. Enfin, FO exige que les moyens soient dégagés afin de permettre à la totalité des établissements de remplir leur mission et répondre véritablement aux besoins de la population. Paris le 23 janvier 2006 |