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La presse s’est faite l’écho de quatre évasions intervenues ces derniers jours, dont trois « fugueurs » étaient des détenus. Suite à ces faits, le Ministre de la Santé et des Solidarités, Xavier BERTRAND, a décidé de diligenter une mission dans les trois Centres Hospitaliers Spécialisés concernés (PAU, LIMOGES et SOTTEVILLE LES ROUEN) et de réunir le mardi 9 août 2005, l’ensemble des directeurs de C.H.S. Le Ministre souhaite aborder les conditions de prise en charge de ce type de patients. Pour FORCE OUVRIERE, il faut tout d’abord rappeler que ce « évasions » sont, hélas ! inévitables quand on connaît les conditions d’hospitalisation dans nombre d’établissements psychiatriques. Celles-ci sont la conséquence des insuffisances budgétaires depuis des années, que ce soit en termes d’investissements ou de personnels. C’est pourquoi FORCE OUVRIERE apporte son soutien aux personnels confrontés à ces difficultés et tient à préciser qu’en aucun cas les collègues ne doivent faire les frais de ces situations, alors que quotidiennement des agents hospitaliers sont victimes de violences. A ce jour, malgré les annonces du ministère relatives au « Plan Santé Mentale », nous sommes dans l’obligation de constater que les moyens, pour l’instant dégagés ou en voie de l’être, ne répondront pas à la situation. A cet égard, la circulaire budgétaire de mi-campagne, rendue publique le 26 juillet dernier, annonce 20 millions d’euros pour la psychiatrie (alors que le Ministre Philippe DOUSTE BLAZY évoquait 1 milliard d’ici 2008 pour son Plan !) Loin des déclarations sur le moratoire des fermetures de lits, cette circulaire invite au contraire à poursuivre la restructuration des C.H.S. En effet, il est indiqué que « l’adaptation de l’hospitalisation complète » et « une politique de réduction des inégalités intra-régionales » doit aboutir au rapprochement des unités d’hospitalisation complète vers les hôpitaux généraux. Seule, la psychiatrie infanto-juvénile devrait bénéficier de créations de lits ! Depuis quelques jours, face aux problèmes de sécurité en général (fugues de détenus, actes de violence …) certains préconisent d’instaurer une présence policière dans les établissements. FORCE OUVRIERE considère que ce n’est pas la bonne réponse. Le problème est toujours le même, il réside dans les moyens nécessaires pour : Adapter les locaux Recruter des agents qualifiés en nombre Former tous les nouveaux agents recrutés Renforcer la sécurité des agents et des patients. De plus, la Fédération des Personnels des Services Publics et des Services de Santé FORCE OUVRIERE adresse un courrier au Ministre Xavier BERTRAND pour lui demander une réunion spécifique sur ces points, réunir les directeurs de CHS pour évoquer les difficultés, prendre des initiatives et des décisions est une chose, redonner confiance au personnel de ces établissements passe par la volonté de réunir les organisations syndicales et débattre au grand jour des décisions surtout si on veut qu’elles soient comprises, partagées et appliquées. PARIS, le 9 Août 2005 |