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On se souvient qu’à l’issue de la canicule de l’été 2003, un nouvel impôt destiné à financer son plan « Vieillissement et Solidarité » est créé. La publication de la circulaire relative à la campagne budgétaire 2005 des établissements et services médico-sociaux et sanitaires accueillant des personnes âgées, les déclarations de Catherine VAUTRIN, Secrétaire d’Etat et la mise en œuvre effective de la « journée solidarité » conduisent FORCE OUVRIERE à réagir. La Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie contribue notamment au financement de la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées. Son budget provient du produit de la « journée de solidarité » correspondant à la suppression d’un jour férié pour les salariés. 2,25 milliards d’euros sont collectés. Mais, seul 1,2 milliard réparti comme suit sera affecté à la prise en charge des personnes âgées : 365 millions d’euros pour les maisons de retraite en 2005 au lieu des 800 millions promis. 400 millions pour financer l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). 50 millions pour la rénovation et la mise aux normes d’établissements. 385 millions non affectés pour le moment. Cela signifie que toute l’enveloppe ne sera pas dépensée cette année, comme le confirme la circulaire précitée. FORCE OUVRIERE le dénonce d’autant que les besoins d’embauche, notamment d’infirmières et d’aides soignantes, sont immenses. Il ne faudrait pas qu’à terme ces sommes soient détournées de leur affectation prévue. Par ailleurs, nous tenons à réaffirmer l’insuffisance du plan « Vieillissement et Solidarité ». Celui-ci prévoit sur quatre ans la création de 10 000 nouvelles places en maisons de retraite et 15 000 postes en personnel. Il est important de souligner qu’en réalité 30 000 personnes âgées supplémentaires auront besoin en 2007 d’une place en établissement et que les besoins en personnels supplémentaires sont estimés à 75 000 postes. Nous rappelons l’urgence en matière de financement des rénovations et mise aux normes des établissements accueillant des personnes âgées. Enfin FORCE OUVRIERE prend acte de l’objectif annoncé de l’ouverture en 2005 de 80 nouvelles maisons de retraite, mais se demande si le secteur public n’aura pas, une fois de plus, la portion congrue. Nous restons attachés à favoriser l’accès, pour celles et ceux qui le souhaitent, à une structure publique de proximité. Bien entendu, notre Fédération n’accepte pas que la création des places nécessaires en gériatrie s’opère uniquement par redéploiement et au détriment de lits de MCO (Médecine-Chirurgie-Obstétrique). FORCE OUVRIERE exige, pour les personnes âgées, une prise en charge digne de ce nom, autant en ce qui concerne la création de postes, l’augmentation de l’offre de formations que l’évaluation nécessaire en besoin de places en établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes. PARIS, le 12 avril 2005. |