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La Fédération Force Ouvrière des personnels des services publics et des services de santé soutient le mouvement de grève des hospitaliers du CHS Charles Perrens de Bordeaux Le plan de rigueur visant à résorber le déficit budgétaire, 1,1 millions d’euros au titre de 2004, du centre hospitalier Charles Perrens, a conduit le syndicat FO de l’établissement à déposer un préavis de grève illimité pour tous les services depuis le 5 avril dernier. Ce plan prévoit le non remplacement des départs en retraite, le gel de postes vacants, la diminution des crédits d’heures supplémentaires, le non remplacement des congés maternité et maladie, la suppression du pool ASH, le remplacement de postes infirmiers par des aides soignants pour certains services, la suppression de contrats de location de locaux. La Fédération FO des personnels des services publics et des services de santé apporte son soutien plein et entier aux personnels et au syndicat FO de CHARLES PERRENS dans leur combat légitime. En effet, il n’est pas admissible que le service public, les usagers et les personnels subissent les conséquences des budgets insuffisants qui ont été alloués antérieurement. Les pouvoirs publics, qui portent la responsabilité de cet état de fait, doivent assumer les conséquences de leurs choix passés. C’est pourquoi, les personnels et leur syndicat sont tout à fait fondés à revendiquer des lits supplémentaires, la compensation du déficit budgétaire, le rebasage budgétaire, le renforcement des équipes soignantes, ainsi que des moyens humains et financiers pour assurer la sécurité de tous. N’étant pas entendus ni écoutés, alors que depuis plusieurs mois ils mènent des actions sur la base de ces revendications, ils n’ont d’autre choix que de recourir à la grève illimitée. La situation du CHS Charles Perrens est démonstrative de ce qui se passe en psychiatrie, mais au-delà, dans beaucoup d’établissements hospitaliers. La fédération FO interpelle ce jour le Ministre de la Santé sur la question des moyens budgétaires, des lits et places, des effectifs et des emplois. Il ne peut se dérober et doit donner satisfaction face au mécontentement grandissant des hospitaliers. Le Secrétariat fédéral Paris le 7 avril 2005 |