COMITE DE SUIVI DU DISPOSITIF LICENCE MASTER DOCTORAT INFIRMIER

COMITE DE SUIVI DU DISPOSITIF

LICENCE MASTER DOCTORAT INFIRMIER

Délégation FO :

ROCHAIS Hervé – Secrétaire Fédéral

DELRUE Benjamin – CHU Angers

Le Comité de Suivi du dispositif LMD en direction des formations d’infirmiers s’est tenu le
20 février en présence des organisations syndicales, des associations d’enseignants, des représentants, des conseils régionaux, des employeurs hospitaliers et de représentants du Ministère de la Santé.

L’ordre du jour appelait l’examen des points suivants :

 Retour sur le suivi des cohortes d’étudiants

– Compte rendu du groupe de travail sur les stages

 – Questions diverses.

Retour sur le suivi des cohortes d’étudiants

Le tableau joint à cet envoi retrace fidèlement région par région les quotas d’inscrits et de diplômés sur la promotion 2006 et 2007 ainsi que les résultats aux sessions de juillet 2012 et 2013.

L’analyse de ces document démontre que le taux de réussite au diplôme, avoisine les 90 % des présentés.

Si nous pouvons nous satisfaire de ce taux de réussite, nous aurions aimé, qu’à l’occasion de cette réunion, nous soit présenté le taux d’occupation d’emplois par ces professionnels juste diplômés et par conséquent, le nombre d’infirmiers demandeurs d’emplois ou ayant changé d’orientation.

En effet, alors que les tensions en effectifs n’ont jamais été aussi accrues et que les pouvoirs publics accentuent la pression sur les établissements pour diminuer les charges, de nouveaux diplômés infirmiers sont en recherche d’emplois.

Cette situation est la traduction d’une volonté politique avérée de faire baisser le coût du travail et de la prise en charge en développant des coopérations et autre glissement de tâches qui autorisent les établissements à faire exécuter des tâches infirmières par des personnels non formés. L’asphyxie budgétaire organisée, en est aussi la cause.

Rappelons qu’en 2013, l’ONDAM a été « sous exécuté » de plus d’un milliard d’euros.

Pour FO, cette notion d’adaptation des soins aux moyens est illustrée entre autre, par la mise en œuvre généralisée des dispositions inscrites dans l’article 51 de la loi HPST que nous condamnons.

Promotions promotionnelles

S’agissant de la formation des infirmiers en promotion professionnelle, il nous a été confirmé que les agents en formation dans ce cadre avaient un meilleur taux de réussite que les autres.

Cela confirme nos analyses et nous réaffirme dans nos revendications d’accroître l’accès aux diplômes professionnalisant par la voie de la promotion professionnelle accompagnée d’une préparation aux concours pris à 100 % sur le temps de travail.

Concernant les agents hospitaliers salariés en formation infirmier (mais cela s’applique aux autres formations), nous avons dénoncé le fait que nombre d’entre eux abandonnent prématurément la formation, non par défaut de niveau ou d’investissement personnel, mais par refus des employeurs de poursuivre la prise en charge au-delà d’un an.

Nous avons demandé qu’un inventaire précis de ces situations soit présenté lors de la prochaine réunion.

Obligations faites aux salariés en promotions promotionnelles : revendications FO

Nous avons également insisté sur l’obligation faite à nos collègues  afin qu’ils reviennent les nuits, week-ends et vacances dans les services afin d’accomplir leurs obligations annuelles de service.

Ces situations sont nombreuses et nous exigeons des pouvoirs publics qu’instruction soit donnée afin que ces agents en formation puissent être allégés de ces obligations et soient pleinement considérés comme « agents étudiants ».

Si ces personnels reviennent travailler, c’est également le fait de la perte de primes et indemnités qui les contraints à chercher à compenser financièrement.

Nous considérons que le maintien des primes et indemnités par les agents en formation serait la meilleure solution pour ne pas impacter financièrement des personnels qui s’investissent dans leur formation.

Pour les étudiants hors promotion professionnelle, nous revendiquons l’augmentation des indemnités de stage et l’octroi plein et entier d‘un véritable statut d’étudiant.

Tutorat

S’agissant du tutorat et de l’accompagnement pédagogique dans les services : les difficultés sont nombreuses car bien souvent la pénurie en effectif diplômé empêche un véritable travail d’accompagnement.

Le tutorat et la fonction d’encadrement dans les services doivent être valorisés tant en matière de temps qu’en terme d’indemnisation.

Etudiants : FO revendique une amélioration de leur situation

La situation des étudiants quel que soit leur statut doit être pleinement pris en considération.

Si les récentes réformes concernant les formations doivent être évaluées et actualisées, nous considérons que l’accompagnement social de l’étudiant est non seulement primordial mais incontournable pour leur offrir la meilleure perception de l’emploi hospitalier futur.

Confrontés à des conditions de stages bien souvent difficiles, certains nouveaux diplômés ne souhaitent pas poursuivre leur parcours professionnel en institution et changent d’orientation.

Pour FO, les professions de Santé doivent être reconnues et valorisées durant la formation initiale.

Cela passe par l’amélioration des dispositifs de formation initiale et continue, des conditions de travail et la revalorisation des salaires à la hauteur des reconnaissances universitaires des diplômes.

Menace de la FHP sur les stages infirmiers

Enfin, nous sommes intervenus pour dénoncer l’attitude de la Fédération d’employeurs des cliniques privées (FHP) qui menace de ne plus accueillir les étudiants en stage dans leurs cliniques à compter du 1er mars. Face à une politique de baisse des tarifs et face à l’intransigeance des pouvoirs publics, la FHP n’a rien d’autres que de prendre en otage les étudiants infirmiers.

Cette situation est caractéristique d’une politique de rigueur qui affecte la santé en ne donnant pas les moyens budgétaires à l’ensemble des établissements. Ces derniers transforment les personnels hospitaliers et les étudiants en véritable d’ajustement budgétaire. Ce que nous condamnons.

C’est pourquoi, l’appel à la grève et aux manifestations inter professionnelles du 18 mars prochain doit permettre de réaffirmer l’ensemble de nos revendications.

Le Secrétariat Fédéral

 Paris, le 24 Février 2014

Pièces jointes :

Résultats DEI  : cliquez ici

Compte rendu groupe de travail ministériel sur les stages :cliquez ici

Enquête sur le suivi des étudiants en IFSP : cliquez ici

 

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